Dans le cadre de son appel à candidatures, le comité s’est réuni en janvier dernier pour sélectionner les premiers résidents de ThalieLab, résidence d’artistes et centre d’art qui ouvrira ses portes en octobre 2017 à Bruxelles. Cette résidence vise à valoriser le partage d’expériences et de savoirs au travers une oeuvre ou action artistique innovante qui implique un public dans le processus artistique.

Les jurés ont retenu les 4 artistes suivantes :

- Louise Hervé & Chloé Maillet (France)
– Grace Ndiritu (Kenya/UK)
– Elena Mazzi (Italie)

LOUISE HERVÉ & CHLOÉ MAILLET (France)
Entre performance et film, Louise Hervé & Chloé Maillet proposent de reconstituer des scènes historiques liées à l’histoire du Fouriérisme, du spiritisme et de la magie en incluant un groupe d’adolescents dans le projet artistique. En partant de matériaux historiques, elles chercheront à s’emparer de ces récits, en groupe, et de manière participative, pour faire re-vivre certaines expériences et faire surgir de nouvelles images. Des performances publiques et films feront l’objet d’une restitution publique dans les espaces de ThalieLab.

Nées en 1981, Louise Hervé & Chloé Maillet vivent et travaillent à Paris. Elles ont fondé l’I.I.I.I. (International Institute for Important Items) en 2001, au sein duquel elles réalisent des performances, des films de genre et des installations. Leur pratique oscille entre champs de l’archéologie, de l’histoire et de la science-fiction et elle combine films, publication de courtes fictions et performances, à la manière de visites-conférences. A cela, elles y ajoutent des références littéraires et cinématographiques mêlées avec la réalité. Le duo est représenté par la galerie Marcelle Alix à Paris.

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GRACE NDIRITU (Kenya/UK)
Grace Ndiritu propose une performance, A Meal For My Ancestors : Healing the museum, qui aura lieu au sein des bureaux belges des Nations Unies et dans les locaux de l’OTAN à Bruxelles : une collaboration entre la société civile, les représentants des deux agences intergouvernementales, ainsi que des activistes engagés sur des causes liées aux conflits actuels (notamment les réfugiées demandeuses d’asile). L’artiste souhaite aborder avec cette performance, la problématique des traumas que ces femmes ont subis et comment elles les vivent désormais hors de leur conflit d’origine. Des performances, un film et une publication feront l’objet de la restitution publique.

Née en 1976, Grace Ndiritu a étudié l’Art du Textile à la Winchester School of Art, au Royaume-Uni, et à De Ateliers, à Amsterdam entre 1998 et 2000. Artiste de renommée internationale, certaines de ses oeuvres figurent dans des collections muséales comme le Metropolitan Museum of Art à New-York et le Musée d’Art Moderne à Varsovie et dans des collections privées telles que la Collection Walther, à New-york et en Allemagne. Ressuscitant l’esprit des séances surréalistes des années 30 et des groupes de prise de conscience des années 70, Grace Ndiritu invite le public à prendre part à des méditations et performances collectives. Socialement engagée, l’artiste en appelle à différents modes translatoires (cultures électroniques, chamanisme, rituels amérindiens…) pour élaborer une critique politique de la société. Son travail allie stratégies publicitaires, documentaires et vidéos inspirées de la Pop Culture. Elle est représentée par la galerie Klowden Mann à Los Angeles . 

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ELENA MAZZI (Italie)
Ce projet de recherche en écriture théorique et de performance s’intéresse à la dimension esthétique et juridique de récits des migrants. L’artiste envisage de collaborer avec des demandeurs d’asile politique, s’intéressant à la fragilité et parfois à l’ambiguité de leurs dépositions, ainsi qu’à la perception souvent sommaires des organisations intergouvernementales. En collaboration avec Enrica Camporesi (1985), traductrice spécialiste de la littérature arabe, travaillant à Anvers à l’intégration des migrants dans des projets socio-culturels, le binôme utilisera ces récits comme source de travail documentaire pour y développer une performance collective interrogeant la quête de la vérité, la peur du futur et la pression que ces hommes et femmes subissent dans leurs trajectoires de vie.

Née en 1984 à Reggio Emilia en Italie, Elena Mazzi vit et travaille à Venise. Son travail aborde la relation entre l’homme et son environnement. Appuyée par une approche anthropologique, sa pratique artistique étudie et documente les thématiques identitaires et territoriales.

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